Intervenants

La conférence était divisée en deux parties : la première partie de la journée était consacrée à des tables rondes et à des conférenciers de renom, tandis que la seconde partie était divisée en douze ateliers.

Le thème du premier panel était « L’IA au service du bien commun » : comment l’industrie peut-elle tirer parti des technologies futures pour garantir une consommation durable ? Göran Lindsjö , expert et conseiller international en IA, a partagé son point de vue sur l’utilisation de l’IA comme outil pour une industrie du jeu plus durable. Le principal enseignement de cette table ronde était que l’IA peut intervenir en cas de jeu problématique, mais rien ne remplace l’interaction humaine. Chris Eade, de Zafty Intelligence, est intervenu virtuellement le matin, expliquant comment l’IA peut aider à contrôler le jeu et présentant la nouvelle application de Zafty. Financée par Kindred Group, cette application utilise l’IA pour analyser les comportements de jeu problématiques et ainsi aider les opérateurs à prévenir les situations potentiellement problématiques. Après avoir téléchargé l’application, les joueurs disposeront de plusieurs outils optionnels, tels qu’un minuteur ou la définition d’une limite quotidienne, pour les aider à garder le contrôle.

Lors du deuxième panel, des représentants des autorités de régulation françaises, maltaises et suédoises ont partagé leurs points de vue et les défis qu’elles rencontrent. Ils ont unanimement reconnu le potentiel de l’utilisation des données et de l’IA. Cependant, ils ont également souligné qu’ils ne disposent actuellement ni de l’expertise ni de l’autorité nécessaires pour exploiter pleinement les capacités des données et de l’IA en matière de prévention du jeu pathologique. Isabelle Falque-Pierrotin , présidente de l’Autorité nationale des jeux (ANJ), a déclaré que les opérateurs titulaires d’une licence devraient bénéficier d’un avantage : les opérateurs respectant les règles ne devraient pas être pénalisés.

Principaux enseignements

L’intelligence artificielle (IA) peut être utilisée pour lutter contre le jeu pathologique, mais elle doit être combinée à une intervention humaine. L’IA repose sur la personnalisation : quel type d’intervention et quels outils sont les plus adaptés à chaque joueur ? L’IA permettra d’obtenir des informations précieuses qui, à leur tour, aideront à identifier de nouveaux indicateurs permettant une détection plus précoce.

En faisant preuve de transparence dans le traitement des données personnelles, une entreprise peut gagner la confiance de ses clients.

Tous les participants ont convenu que la voie à suivre consiste pour les opérateurs à sensibiliser leurs joueurs au jeu responsable. Si l’intelligence artificielle est déjà largement utilisée par les opérateurs, son utilisation doit être davantage transparente et les enseignements tirés doivent être partagés au sein du secteur. La collaboration entre les acteurs du secteur doit se poursuivre et tous doivent œuvrer de concert pour un résultat optimal.

Médiathèque

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